Aug. 1. Une opĂ©ration minutieusement prĂ©parĂ©e ce jeudi matin du 25 aoĂ»t a permis de coffrer Axel Marco LâĂ©veillĂ© pour trafic de drogue Ă citĂ© Kennedy, Quatre
Enposition de rabotage, la piĂšce de bois passe sous lâarbre du porte-outil. La hauteur de la planche de rabotage peut ĂȘtre rĂ©glĂ©e entre 3 et 150 mm pour le rabotage de flans Ă©pais. La machine est ici en position de rabotage, Ă lâarrĂȘt, sans protection. Fixez la piĂšce Ă la machine dans le sens du grain du bois 2.
Lemulticuiseur est un appareil Ă©lectromĂ©nager servant Ă faire cuire toute une diversitĂ© de repas, comme son nom lâindique. GrĂące Ă ses accessoires et ses programmes, vous disposez de votre temps comme vous le souhaitez et vous Ă©vitez surtout les ratĂ©s. Mais il convient de mieux connaĂźtre cet appareil afin dâen avoir une bonne
Pasbesoin dâĂȘtre un menuisier, ni un Ă©bĂ©niste, ni un charpentier professionnel pour savoir se servir dâun rabot. Pour un adepte du bricolage et du DIY, ce sera facile de maĂźtriser lâusage de cet outil de base du bricolage. Pour
Lescarificateur Ă©lectrique est un outil indispensable pour lâentretien de la pelouse. Pour lâexploiter au mieux, il faut dĂ©jĂ le choisir avec beaucoup de prĂ©caution. Ensuite, il faut savoir sâen servir, câest-Ă -dire connaitre les dispositions Ă prendre avant, pendant et aprĂšs lâusage du scarificateur Ă©lectrique. Sommaire1 Avant lâusage du scarificateur2 Pendant lâusage
Vay Tiá»n Nhanh Chá» Cáș§n Cmnd. ï»żAfficher Masquer le sommaireFonctionnementLes rĂ©glagesLa prise en mainLâutilisationLe bon gesteChanfreinerFeuillurerEn poste fixeEvacuer les copeauxChanger les fersIl nâoffre pas la prĂ©cision dâun rabot Ă main et ne peut rivaliser avec une machine dâatelier. Mais il apporte une souplesse et une rapiditĂ© inĂ©galĂ©es pour dĂ©grossir le bois brut, ajuster des piĂšces, feuillurer, donner un aspect rustique Ă une surface⊠Bref, lorsquâon lâa essayĂ© il devient difficile de sâen passer ! Sâil est un peu plus volumineux quâun modĂšle Ă main le rabot Ă©lectrique nâen est pas moins compact et maniable. Ces deux atouts, ainsi que sa grande capacitĂ© de coupe, en font lâun des outils Ă©lectroportatifs les plus couramment utilisĂ©s en menuiserie. Outre les travaux de corroyage, quelques dispositifs et accessoires lui permettent dâeffectuer des opĂ©rations habituellement rĂ©servĂ©es aux machines dâatelier chanfreinage, feuillurage, dĂ©gauchissage en poste fixe⊠Des avantages pratiques assortis dâune notion Ă©conomique non nĂ©gligeable, car les bois bruts peuvent coĂ»ter deux Ă trois fois moins cher que des planches rabotĂ©es. La puissance des moteurs Ă©quipant les rabots Ă©lectriques sâĂ©chelonne de 500 Ă 850 W. Mais la largeur de rabotage est en gĂ©nĂ©ral la mĂȘme pour tous les modĂšles et correspond Ă une longueur standardisĂ©e des fers de 82 mm. Seules quelques rares exceptions possĂšdent des fers de 102 mm. Une forte puissance autorise des profondeurs de passes plus importantes jusquâĂ 3,5 mm. Fonctionnement Cet outil est principalement composĂ© dâun porte-fers cylindrique tournant trĂšs rapidement il faut une vitesse supĂ©rieure Ă 11 000 trs/min. pour assurer une coupe fine. La rotation du moteur est transmise au porte-fers par une courroie crantĂ©e piĂšce dâusure, celle-ci est situĂ©e sous un carter latĂ©ral amovible. A lâopposĂ©, un autre capot dĂ©montable donne accĂšs aux charbons. Un dĂ©marrage progressif et une vitesse stabilisĂ©e Ă©lectroniquement favorisent le confort dâutilisation, et rĂ©duisent la fatigue du moteur. La semelle, en fonte dâaluminium, est composĂ©e de deux parties situĂ©es de chaque cĂŽtĂ© du porte-fers. La partie avant, ou semelle dâentrĂ©e, repose sur le bois non rabotĂ©. RĂ©glable en hauteur, elle dĂ©termine la profondeur de coupe. La partie arriĂšre, fixe, sert dâappui sur la surface dĂ©jĂ rabotĂ©e. Le maintien du rabot sâopĂšre Ă lâaide de deux poignĂ©es. La poignĂ©e arriĂšre comporte la gĂąchette Ă double sĂ©curitĂ© et permet de pousser lâoutil, celle situĂ©e Ă lâavant facilite le guidage. © istock Les rĂ©glages Servant parfois de poignĂ©e avant, le bouton rĂ©glant la profondeur de coupe est souvent dotĂ© dâune couronne crantĂ©e qui Ă©vite toute modification involontaire en cours de travail. Les variations de graduations sont en principe de lâordre de 1/1 00 de mm. A noter bien que rĂ©glĂ©s sur zĂ©ro », certains rabots produisent dĂ©jĂ des copeaux⊠Il est conseillĂ© dâeffectuer un Ă©talonnage de votre machine, pour assurer un rabotage de prĂ©cision. Les passes importantes sont Ă rĂ©server aux bois tendres et au corroyage, les passes les plus fines aux bois durs et aux finitions. La prise en main Pour vous faciliter la tĂąche, installez de prĂ©fĂ©rence la piĂšce sur lâĂ©tabli, serrĂ©e latĂ©ralement dans lâĂ©tau ou bloquĂ©e en longueur dans les griffes dâune presse parisienne ». Mais avant de la fixer, vĂ©rifiez le sens du fil du bois, car travailler Ă rebrousse-poil » relĂšve les fibres et provoque des Ă©clats⊠Pour guider un tel outil, deux mains valent mieux quâune. La premiĂšre, placĂ©e sur la poignĂ©e arriĂšre, transmet la poussĂ©e. La seconde, Ă lâavant, pilote le rabot et rend plus commode le travail Ă la volĂ©e ». Votre position influe aussi sur la qualitĂ© du rabotage. Placez-vous sur le cĂŽtĂ© de lâĂ©tabli, jambes Ă©cartĂ©es. Votre pied arriĂšre perpendiculaire au support/ le pied avant parallĂšle Ă celui-ci, dans le sens du rabotage. Pendant le travail, soyez bien stable et utilisez seulement le haut de votre corps pour impulser le mouvement. Pour une piĂšce de grande longueur, dĂ©placez-vous avec des petits pas rĂ©guliers, en assurant la libre circulation du cordon dâalimentation. Lâutilisation Prenez lâoutil Ă deux mains, dĂ©marrez le moteur et attendez quâil atteigne son rĂ©gime maximal. Pour ne pas arrondir la piĂšce dans la longueur, appuyez fortement sur la semelle avant au moment dâattaquer le bois. Au milieu de la piĂšce, Ă©quilibrez les pressions sur les poignĂ©es et augmentez-les sur lâarriĂšre en fin de course. Vous Ă©viterez ainsi de plonger » et de creuser lâextrĂ©mitĂ© de la surface en sortie. Avec des bois durs, poussez le rabot Ă plat, lĂ©gĂšrement en travers du fil, afin de rĂ©duire lâeffort de coupe. Pour aplanir un panneau de bois, rabotez dâabord en diagonale par rapport au sens des fibres. VĂ©rifiez de temps en temps la planĂ©itĂ© Ă lâaide dâune rĂšgle. Terminez avec un rĂ©glage de copeau fin, cette fois dans le sens du fil. Lorsque lâavance de lâoutil vous paraĂźt difficile, passez un peu de paraffine sous la semelle. Une fois le travail terminĂ©, posez toujours votre rabot sur le flanc vous prĂ©serverez ainsi ses qualitĂ©s de coupe et le bon Ă©tat de la semelle. Le but du rabotage est dâobtenir un Ă©tat de surface aussi lisse que possible, en respectant des dimensions donnĂ©es. Avec un rabot Ă©lectrique Ă©quipĂ© de fers droits, la face usinĂ©e nâest jamais parfaitement plane. Elle prĂ©sente des ondes correspondant Ă la distance parcourue par le rabot, entre les passages successifs des fers. Leur espacement dĂ©pend de la vitesse de dĂ©placement de lâoutil, ainsi que de la prĂ©cision du rĂ©glage en hauteur des fers. Lâavance manuelle de lâoutil sur le bois doit donc ĂȘtre la plus rĂ©guliĂšre possible et tenir compte de la profondeur de coupe. Le bon geste Pour raboter une piĂšce sans lâarrondir ni la creuser, en entrĂ©e comme en sortie, commencez par la fixer en orientant ses fibres dans le sens dâusinage. AprĂšs avoir mis en route, appuyez fortement sur lâavant du rabot au dĂ©but, Ă©quilibrez la pression sur les deux poignĂ©es au milieu, et portez tout le poids sur la poignĂ©e arriĂšre en fin de course. © istock Chanfreiner La semelle avant comporte une ou plusieurs rainures en V de 900 orientĂ©es dans lâaxe de la machine elles vous permettent de positionner le rabot Ă 450 sur lâarĂȘte dâune piĂšce et servent de guide pour chanfreiner les angles. Lâusinage de biseaux plus larges requiert lâemploi dâun guide latĂ©ral Ă rĂ©glage angulaire. Feuillurer Lâun des cĂŽtĂ©s des rabots Ă©lectriques est en gĂ©nĂ©ral dĂ©gagĂ©, au ras du porte-fers. Cela permet de rĂ©aliser des feuillures Ă angle droit sur de grandes longueurs en plusieurs passages lorsque les cotes dĂ©sirĂ©es dĂ©passent la capacitĂ© dâusinage en Ă©paisseur du rabot. Une protection escamotable masque le flanc du cylindres porte-fers en fonctionnement normal et pivote dĂšs que la feuillure est amorcĂ©e. Un guide latĂ©ral, souvent fourni, maintient lâoutil Ă une largeur de feuillure choisie Ă partir dâune face de rĂ©fĂ©rence. Il est trĂšs utile pour garder un bon Ă©querrage, lorsquâon rabote des chants Ă©troits. Une butĂ©e rĂ©glable, en appui sur le bois non travaillĂ©, stoppe la descente de lâoutil et dĂ©termine la profondeur de feuillure. En poste fixe Autrefois proscrits par la rĂ©glementation, des dispositifs de travail en poste fixe sont proposĂ©s par certains fabricants. Ils se transforment alors en dĂ©gauchisseuse ou raboteuse, acceptant dans le tunnel de rabotage des bois de 80 x 80 mm de section. Pratiques, ils exigent nĂ©anmoins beaucoup dâattention ainsi quâun interrupteur de sĂ©curitĂ©. Evacuer les copeaux LâĂ©vacuation directe Ă©vite le bourrage mais rĂ©pand dans lâatelier une grande quantitĂ© de copeaux. Afin dâĂ©viter une trop grande dispersion, orientez la buse dâĂ©jection vers un coin dĂ©gagĂ© ou utilisez un sac Ă copeaux que vous viderez frĂ©quemment. Pour les longs travaux, envisagez plutĂŽt une aspiration externe. Changer les fers La plupart des rabots sont livrĂ©s avec deux fers rĂ©versibles, jetables, au carbure de tungstĂšne. Ceux, plus rares, en acier rapide HSS sont aisĂ©ment rĂ©affĂ»tables Ă lâaide dâun porte-outil spĂ©cifique. GrĂące Ă leur gorge de centrage, vous installerez sans difficultĂ© les fers droits au carbure dans les porte-fers lors des changements. Ces porte-fers se glissent ensuite dans les gorges du cylindre. Les fers en acier HSS rĂ©affĂ»tĂ©s imposent un rĂ©glage en hauteur plus contraignant. De diffĂ©rentes tailles, les fers ondulĂ©s en acier HSS sâutilisent pour des finitions rustiques. Ă lire aussi Bien utiliser une dĂ©fonceuse guide complet Bien utiliser une scie circulaire Meuleuse dâangle fonctionnement et prise en main de lâappareil La liste des 20 outils indispensables au bricolage DĂ©fonceuse fonctionnement et comment bien choisir ? Le polissage les techniques selon les matĂ©riaux
1. Introduction 1 Une chasse se marque au deuxiĂšme bond ou au point dâarrĂȘt de la balle ou au point de sa sortie de l ... 2 Ou une seule chasse, dĂšs quâune Ă©quipe est Ă 40. 3 Il a disparu au cours du XXe siĂšcle. 4 Le laxoa est un jeu respectant les principales rĂšgles de longue paume, encore pratiquĂ© de nos jours ... 1La pelote basque est un ensemble de jeux de balle, en toute vraisemblance issus des jeux de courte et de longue paume. En effet, les joueurs de paume se renvoient la balle face Ă face et comptent par quinze 15, 30, 40 puis jeu. Il faut gagner deux points dâaffilĂ©e, lorsque les Ă©quipes ont chacune 30, pour remporter le jeu. Par ailleurs la frontiĂšre entre les deux camps est appelĂ©e Ă changer de place suivant les chasses1 »marquĂ©es par les Ă©quipes. Deux chasses marquĂ©es2 entraĂźnent une permutation de camp pour les Ă©quipes. Or ces rĂšgles sont respectĂ©es par le laxoa et le rebot, les plus anciens jeux de pelote en Pays basque. La paume est pratiquĂ©e dans toute lâEurope dĂšs le Moyen-Age. Elle est Ă son apogĂ©e au XVIe siĂšcle et son dĂ©clin sâamorce Ă la fin du rĂšgne de Louis XIV. Mais la longue paume perdure ici ou lĂ sous des formes particuliĂšres selon les rĂ©gions jeu des Picards avec ses parties terrĂ©es ou enlevĂ©es, jeu de tamis au Nord de Paris3 et en Belgique et jeu du tambourin, notamment aux environs de Montpellier ou en Italie ⊠laxoa4, rebot en Pays basque ? Les Anglais, de leur cĂŽtĂ©, ont codifiĂ© le jeu de courte paume ou real tennis rackets, pratiquĂ© aujourdâhui en France comme en Angleterre, aux et en Australie. La courte paume a, par ailleurs, donnĂ© naissance Ă une forme simplifiĂ©e, du point de vue des rĂšgles, comme du terrain de jeu le lawn tennis, crĂ©ation du major Wingfield entre 1874 et 1876. Le tennis lui a succĂ©dĂ©, lequel connaĂźt un retentissement mondial. En Pays basque, le pasaka semble aussi ĂȘtre une adaptation de la courte paume. Câest de longue paume quâil sâagira principalement ici. Câest elle qui a retenu lâattention des Ă©crivains-tĂ©moins du jeu basque jusquâen 1830. 5 Cf. les articles de Christian dâElbĂ©e sur la pelote et ses origines, dans Gure Herria,1921 154164 ... 2Bien des historiens du jeu5 sâaccordent Ă penser que la pelote basque provient dâune Ă©volution des jeux de paume. Nous ajouterons et du jeu de balle pratiquĂ© contre un long mur » par les collĂ©giens ». Bajot, 1800 165-166. Mais quand et comment le jeu de longue paume a-t-il pris des tournures originales, une ampleur considĂ©rable, des rĂšgles, un matĂ©riel de jeu et des instruments quâon ne trouve pas ailleurs, et en quoi serait-il lâancĂȘtre de la pelote basque ? Tout dâabord nous chercherons les traces de jeux de paume dans les archives de la Maison de Navarre. Puis, le rĂ©cit dâun ambassadeur en visite au Pays basque, une lettre du secrĂ©taire de la Mairie de Bayonne et la rĂ©ception du comte dâArtois Ă Bayonne, fourniront des Ă©lĂ©ments de rĂ©ponse sur la pratique de la paume ou pelote en Pays basque au XVIIIe siĂšcle. Enfin, les textes de cinq tĂ©moins des jeux de paume basque entre 1800 et 1826 seront Ă©tudiĂ©s pour tacher de rĂ©pondre Ă nos interrogations. 3Les archives pourraient permettre de prĂ©ciser si le jeu de paume existe en Pays basque avant le XVIIe siĂšcle. Mais, autant il est facile de trouver des Ă©lĂ©ments concernant la pratique de ce jeu dans les archives princiĂšres, les registres des ducs de Bourgogne ou celles de villes importantes comme Paris, Rouen, OrlĂ©ans, Auxerre, Nevers et mĂȘme de communes plus modestes comme Saint Omer Mehl, 1990, autant il est difficile de trouver des archives le concernant au Pays basque. Bien des explications peuvent ĂȘtre avancĂ©es, comme lâabsence de noblesse de haut lignage, comme lâĂ©loignement de la Cour ou encore la tradition essentiellement orale du peuple basque. Les sources les plus anciennes concernent souvent les familles de sang royal. Or sâil nây a point de prince en Pays basque, dans le proche BĂ©arn, se trouve le futur roi Henri IV de France. Quelques informations sur la pratique des jeux dans cette rĂ©gion peuvent y ĂȘtre puisĂ©es. 2. Le Jeu de Paume en BĂ©arn au XVIe siĂšcle 6 Les anecdotes concernant cette passion du roi Henri IV sont nombreuses. Le journal dâun bourgeois d ... 4Le jeu de paume est avant tout considĂ©rĂ© comme le jeu des rois et des nobles, le royal jeu de la paume. De nombreux chĂąteaux possĂšdent un jeu de longue paume cf. gravure du chĂąteau de Liancourt par G. PĂ©relle Estampes, BNF, les jeux de Chantilly, du Louvre, de Fontainebleau ou de Versailles. Aussi Jeanne dâAlbret fait-elle construire un jeu de paume au chĂąteau de Pau. Son fils deviendra un joueur infatigable et passionnĂ©6. Comme il est dâusage, il engage de lâargent quâil perd rĂ©guliĂšrement. Un jeu de nobles 7 AD 64, E197. 8 AD 64, B30, B56, B70, B108, B151, B270, B536, B540, B604, B1520, B2294, B2344, B2354, B2373, B2398, ... 5Les archives du BĂ©arn indiquent les pertes au jeu de paume du roi Henri III de Navarre en 1576, 1578, 1579, 1580, 1581, 1582, 1586, 1587, dans les jeux de paume de Saumur, Montauban, NĂ©rac, la Rochelle. Elles mentionnent Ă©galement les divers travaux de rĂ©fection du jeu de paume du chĂąteau de Pau, en 1576, 1577, 1584, 1597 et 1598. Il y eut mĂȘme deux jeux dans ce chĂąteau, selon la description du voyageur Jacques Esprinchard en 1598 Mironneau, 2001 173. Dans lâinventaire des meubles du chĂąteau de NĂ©rac, figure un jeu de paume7. Les pensions accordĂ©es au maĂźtre du jeu de paume du chĂąteau de NĂ©rac, les quittances rĂ©glĂ©es au maĂźtre du jeu de paume de Montauban, les indemnitĂ©s dues aux MaĂźtres des jeux de La Rochelle ou de Saint-Jean-dâAngĂ©ly ou les gratifications Ă un joueur de paume, sont aussi conservĂ©es8. Ces faits confirment la pratique du jeu de paume par les nobles de Navarre. De plus, les jeux sont tenus, dans le Sud Ouest, comme ailleurs en France, par des MaĂźtres Paumiers. Un jeu malgrĂ© tout populaire 6On peut supposer quâen ce temps-lĂ , le peuple nâignore pas plus ce jeu, dans le BĂ©arn au moins, si ce nâest au Pays basque. En effet, au cours des XVe et XVIe siĂšcles, de nombreux interdits sont promulguĂ©s Ă lâencontre du jeu des vilains ou des prĂȘtres. Pour exemple, une ordonnance 1 sur la Police des Taverniers, Tripotiers en la ville de Rouen dĂ©fend, en 1556, 9 Extrait des registres de Parlement, Martin Le MĂ©gissier libraire. 1 Ă tous tripotiers tenans ieux de paulme de recevoir ny permettre aucuns enfans de famille, serviteurs de boutiques, manouvriers, ny autres personnes mechaniques iouer en leurs dictz tripotz et ieux de paulme, ny leur bailler Esteufs, Racquettes, ny autres choses pour ce faire directement ou indirectement, sur peine du fouet, pareillement interdiction aux dites personnes de iouer sur peine de prison et autres Ă la discretion de iustice9 ». 10 AD 64, C684, 7e titre. 7Si les nobles ont voulu se rĂ©server la pratique du jeu sous des prĂ©textes divers comme le devoir religieux, la dĂ©fense du royaume ou les devoirs professionnels, il est avĂ©rĂ© quâils nâont pas rĂ©ussi dans cette entreprise et les ordonnances se succĂšdent sans effet. Par exemple, entre 1551 et 1571, la chambre criminelle du Conseil de BĂ©arn interdit le jeu de Paume » les jours de fĂȘte et le dimanche pendant les offices, Antoine de Bourbon et Jeanne dâAlbret Ă©tant roi et reine de Navarre10. Il se confirme que le roi Henri III de Navarre nâest pas le seul Ă jouer en Navarre, puisquâil faut prendre des mesures pour rĂ©glementer le jeu et pour Ă©viter que le service divin ne passe aprĂšs lui. 11 Maubec EdĂ©pĂŽt Bayonne DD109, PiĂšce 3, datĂ©e du 29 aoĂ»t 1594 ; Deniert, EdĂ©pĂŽt Bayonne CC 318, PiĂšce ... 8Il est avĂ©rĂ© que le jeu de Paume est connu, pratiquĂ© par les nobles et le peuple, en terre de BĂ©arn, dans le Royaume du roi Henri de Navarre, au XVIe siĂšcle. Les archives de la ville de Bayonne rĂ©vĂ©lant par ailleurs la pratique du jeu de courte paume dans les jeux de Nyert et de Maubec11 Ă partir des XVIe ou XVIIe siĂšcles, il est possible de supposer que la paume est Ă©galement connue des Basques. 3. Jeux de paume basques au XVIe et au XVIIIe siĂšcle 9Si le jeu de balle est connu, peu de dĂ©tails sont donnĂ©s quant Ă sa pratique. Le premier Ă©lĂ©ment remarquĂ©, essentiel, est lâaire oĂč lâon joue, dont la description figure dans le rĂ©cit dâun ambassadeur de Venise. Des tĂ©moignages du XVIIIe siĂšcle, sur le jeu pratiquĂ© par les contemporains des narrateurs, complĂ©teront cette information. Seuls ces types dâĂ©crits ont Ă©tĂ© Ă©tudiĂ©s afin dâĂȘtre le plus fidĂšle possible Ă la rĂ©alitĂ© observable. Une vaste Place comme espace de jeu au XVIe siĂšcle 10Les rĂ©cits de voyageurs nâabondent pas mais il en existe un, Ă©crit entre 1524 et 1528. Andrea Navagero, ambassadeur de la RĂ©publique de Venise auprĂšs de Charles Quint, est prĂ©sent en Pays basque en 1524. AprĂšs avoir traversĂ© le Guipuzcoa, il arrive en pays labourdin et signale la jovialitĂ© de ses habitants, qui contraste avec lâattitude des Espagnols. Il parle de terrains quâon voit aux portes de la ville, 2 disposĂ©s en forme de carrĂ©s, que lâon clĂŽture afin dâempĂȘcher les animaux dây pĂ©nĂ©trer. Ils sont recouverts de branchages et le sol est si bien nivelĂ© quâon ne saurait y signaler la moindre inĂ©galitĂ©. On y rĂ©pand du sable pour quâil soit bien sec et tout y est soigneusement prĂ©parĂ©. Câest lĂ que les hommes vont passer tout leur temps Ă jouer Ă la balle, [...] et Ă divers autres jeux » Navagero in OâShea, 2001 18. 11Voici un texte assez convaincant pour affirmer quâau XVIe siĂšcle, on joue, vraisemblablement Ă la longue paume, sur un terrain situĂ© hors du village. Et ce terrain est partagĂ© entre divers jeux dâadresse. Apparemment, il sâagit dâune activitĂ© rĂ©pandue puisque lâambassadeur dit les hommes » et dâune activitĂ© frĂ©quente puisquâil prĂ©cise tout leur temps ». Ces jeux nĂ©cessitent une place particuliĂšre, qui demande des soins rĂ©guliers si bien nivelĂ© quâon ne saurait y signaler la moindre inĂ©galitĂ© », on rĂ©pand du sable pour quâil soit bien sec » et encore soigneusement prĂ©parĂ© » indique lâauteur. A ces dĂ©tails, on comprend que le jeu est de la plus haute importance pour les hommes qui accordent, avec efficacitĂ©, une telle attention Ă lâentretien du sol. Lâambassadeur semble ne pas avoir rencontrĂ© de telles places de jeu dans le Guipuzcoa. Peut-ĂȘtre Ă©taient-elles moins remarquables. 12Le plus ancien tĂ©moignage connu permet de conclure Ă lâexistence de terrains oĂč les Labourdins jouent souvent, notamment Ă la balle, au XVIe siĂšcle. Le soin quâils mettent Ă entretenir ces lieux montre dĂ©jĂ lâimportance du jeu. Le jeu au XVIIIe siĂšcle 13Des textes situent le jeu sur une place, en ajoutant des dĂ©tails sur les conditions de la pratique et son impact sur la population. Une premiĂšre relation de partie en 1755 14Dans lâHistoire topographique et anecdotique des rues de Bayonne, II, se trouve une lettre 3, datĂ©e du 26 juillet 1755, Ă©crite par Lesseps, Ă©crivain greffier secrĂ©taire de lâhĂŽtel de ville de Bayonne, Ă M. Dulivier, dĂ©putĂ© du commerce de Bayonne Ă Paris 3 hier grande partie de pelote sur la place de Gramont entre sept Basques parmi lesquels estoit, en berret de paisan et en chemise comme les autres, mĂ©decin de Macaye, frĂšre de notre ancien maire ; elle a attirĂ© nombre dâautres Basques et frontaliers espagnols. JâĂ©tais Ă une croisĂ©e de Mademoiselle votre cousine. NoguĂšs, M. lâancien curĂ©, Mademoiselle Mougnine, etoient aussy spectateurs. Le docteur et son party ont eu le malheur de perdre, mais ils content sur une revanche renvoyĂ©e Ă jeudy » DucĂ©rĂ©, 1978 275. 12 Les Paumiers louaient aux joueurs des vĂȘtements adaptĂ©s au jeu, dont un bonnet, et la tenue Ă©tait b ... 13 Câest dâabord au ludus pilae » quâils jouaient, avant de sâadonner Ă la paume. 14 Ordonnance du 21 aoĂ»t 1767 AD64 EdĂ©pĂŽt Bayonne FF534, rĂ©itĂ©rĂ©e le 11 mars 1768. 15Il est clair, avec ce tĂ©moignage, que lâon joue en plein air Ă la pelote, terme donnĂ© ici en lieu et place du jeu de paume, utilisĂ© dans dâautres documents officiels de Bayonne. Aucun mur nâest signalĂ© mais il devait y avoir une muraille sur un cĂŽtĂ© car la place Ă©tait fortifiĂ©e. Notons que le jeu nâest pas restĂ© en usage sur cette place, qui a subi de nombreuses transformations. A propos des acteurs, il nâest pas fait de distinction entre paysans et docteurs ou notables, que ce soit dans le choix des Ă©quipiers ou dans leur tenue. Ils jouent tous en chemise, ce qui facilite les mouvements, et se couvrent la tĂȘte, pratiques similaires Ă la courte paume12, mais ici câest un bĂ©ret qui sert de bonnet. A propos des spectateurs, il est prĂ©cisĂ© que les Basques sont friands du spectacle. On remarque ici que notables, jeunes filles ou curĂ©s sont aussi intĂ©ressĂ©s par le jeu. Ceci Ă©tait vrai Ă©galement pour le jeu de paume. En effet, les prĂȘtres ont Ă©tĂ© Ă maintes reprises rappelĂ©s Ă lâordre par leur hiĂ©rarchie Ă propos de leur participation au jeu13. Certains chapitres, comme OrlĂ©ans, Cochard, 1888, Nevers Boutillier, 1886 ou Auxerre Bertrand, 1906, avaient des coutumes concernant le jeu et il Ă©tait permis aux ecclĂ©siastiques, depuis le XIIe siĂšcle, dans Summa de Ecclesiasticis officiis Beleth, 1165 capitulum 120 de jouer certains jours Ă la balle, mais jamais en bras de chemise ou en public. Dans le texte de Lesseps, les Espagnols de la frontiĂšre se dĂ©placent pour assister au jeu, ce qui, Ă lâĂ©poque, reprĂ©sente un long temps de voyage. On joue en ville, Ă ciel ouvert, avec les risques de blessures que cela comporte. DâoĂč les interdictions qui suivront14. Une caractĂ©ristique apparaĂźt dĂ©jĂ la revanche nĂ©cessaire, programmĂ©e dĂšs la fin de la partie. On note Ă©galement quâune partie de pelote peut se jouer en semaine. Tout ceci sera vĂ©rifiĂ© jusquâen 1882, dans Le Courrier de Bayonne. Le nombre de joueurs sept peut Ă©tonner. Un des partis serait donc avantagĂ© en nombre. Certaines parties annoncĂ©es dans la presse XIXe siĂšcle prĂ©sentent des Ă©quipes inĂ©gales. Cela arrive aussi Ă la courte paume Manevieux, 1783. 16Ce rĂ©cit dĂ©couvre un jeu de balle, appelĂ© pelote, jouĂ© dehors, sur une place de la ville de Bayonne, en 1755. Il est populaire dans les provinces basques et rencontre lâadhĂ©sion dâun public nombreux, socialement hĂ©tĂ©rogĂšne, qui vient de loin, mĂȘme en semaine, hors dâune circonstance festive. Il mĂȘle des hommes de toute condition ou de tout statut social. La chemise et le berret de paisan » constituent le costume des joueurs. La revanche est au rendez-vous. Ce phĂ©nomĂšne, propice aux accidents, aux dĂ©bordements, Ă lâoubli des obligations professionnelles, nâest pas pour plaire aux Ă©diles. Un jeu dangereux que lâautoritĂ© entend rĂ©glementer 15 AD 64, EDĂ©pĂŽt Bayonne. FFart 535 3e feuillet. 16 Ordonnances des Rois de France, tome XVIII, ici ordonnance de Louis XI, le 24 juin 1480. Le roi y d ... 17Le jeu de paume a souvent Ă©tĂ© objet de suspicion, voire de rĂ©pression, par les Seigneurs ou baillis qui entendent asseoir leur autoritĂ© en rĂ©gissant les activitĂ©s de leurs sujets Mehl, 1990. Il en va de mĂȘme pour le jeu de pelote. En 1768, le 11 mars, une ordonnance du maire de Bayonne dĂ©fend, entre autre, les jeux de pelote et fronde dans les rues, Ă peine de prison ou dâamende, afin de ne point exposer les passants Ă ĂȘtre blessĂ©s comme il est arrivĂ© » et dâempĂȘcher la casse des Ainsi, comme dans de nombreuses villes, au Moyen-Ăge et au XVIe siĂšcle, il faut que les autoritĂ©s interviennent pour essayer de rĂ©gler les problĂšmes dâentrave Ă la circulation ou dâaccidents liĂ©s Ă la pratique de la longue paume dans les rues des villes. Ceci montre Ă©galement la frĂ©quence des jeux et des accidents. On a souvent expliquĂ© la nĂ©cessitĂ© de construire des jeux fermĂ©s, de courte paume, par ces risques encourus Ă la longue. JouĂ©e sur les places ou dans les rues, avec des balles parfois bourrĂ©es de chaulx, sablon et autres choses qui ne sont pas bonnes et Ă lâoccasion de quoy plusieurs ont eu les bras et les mains feslĂ©s et blecĂ©s,16 » la paume Ă©tait problĂ©matique. 17 La mĂȘme interdiction figure Ă plusieurs mois et annĂ©es dâintervalle. Câest la preuve de son ineffic ... 18Quels que soient les lieux, les Ă©poques et les dĂ©nominations, les jeux de longue paume, nommĂ©s ici pelote, sont frappĂ©s dâinterdictions. Bayonne nâĂ©chappe pas Ă la rĂšgle. Comme ailleurs, les ordonnances sây rĂ©vĂšlent sans effet, tant lâengouement pour le jeu est vif17. Par ailleurs, la paume est si rĂ©putĂ©e dans les provinces basques que les autoritĂ©s bayonnaises en font un spectacle Ă offrir Ă un hĂŽte de marque. Les jeux de paume comme rĂ©jouissances princiĂšres en 1782 18 AD 64, EDĂ©pĂŽt Bayonne, BB63, p. 477. 19 AD 64, EDĂ©pĂŽt Bayonne, BB63, p. 473. 20 Cf. gravure du chĂąteau de Liancourt par IsraĂ«l Sylvestre en 1656, ou celle de Gabriel PĂ©relle montr ... 21 A lâentrĂ©e de la ville et Ă cĂŽtĂ© de la grande route, est un jeu de pomme oĂč la plus grande partie ... 19En 1782, le Comte dâArtois futur Charles X, grand amateur de paume, puisquâil fit construire le jeu du boulevard du Temple Ă Paris en 1786, sâarrĂȘte Ă Bayonne en se rendant au siĂšge de Gibraltar et Ă son retour. Selon le registre de la ville se rendit au jeu de Paume qui est vis Ă vis le jardin du MonastĂšre de la visitation et y joua une partie de quatre Ă la raquet18 ». Rappelons que le TraitĂ© sur la connoissance du royal jeu de paume lui est dĂ©diĂ©. Manevieux, 1783. Ceci peut expliquer le choix de montrer Ă cet hĂŽte une partie de pelote, alors quâon avait accueilli, en 1701, le duc dâAnjou, roi dâEspagne, avec des courses » et mises Ă mort de taureaux sur la mĂȘme place Gramont. Le rĂ©cit du sĂ©jour du Comte dâArtois commence par les prĂ©paratifs et les dĂ©cisions prises il fut arrette [...] que pour son retour on ferait jouer sur la place de Gramont par des Basques et des bas-navarrais une partie de paume Ă la main19 ». Il sâagit, pour les autoritĂ©s bayonnaises, de prĂ©senter le jeu pratiquĂ© dans cette rĂ©gion. Celui-ci diffĂšre de la courte paume connue par lâAltesse Royale. Le terme paume et non pelote est utilisĂ© pour la mĂȘme place de Gramont que plus haut, dâoĂč lâhypothĂšse dâune filiation entre paume et pelote. La partie est jouĂ©e Ă la main. », prĂ©cision due sans doute Ă la raquette utilisĂ©e dans le jeu Maubec par le Comte, mais peut-ĂȘtre aussi au fait que ce nâest pas la seule façon de jouer Ă lâĂ©poque, mĂȘme sur une place, en plein air. Il faut voir la gravure de Bayonne de Louis Garneray, datant de 1823, plus tardive il est vrai, oĂč figurent deux personnages se renvoyant la balle Ă lâaide dâune raquette sur les quais. Par ailleurs, il est sĂ»r que des battoirs sont utilisĂ©s avant le XVIIIe siĂšcle20. Il est maintenant certain que le Labourd nâest pas le seul Ă pratiquer la pelote, puisque les Bas-Navarrais participent Ă la partie organisĂ©e en lâhonneur du Comte. Dans la relation de son Voyage en Espagne aux annĂ©es 1797-1798, Christian August Fischer, aprĂšs avoir vu une partie de paume », affirme que cet exercice [...] est un des plaisirs favoris des Bayonnais et en gĂ©nĂ©ral des Basques » Fischer in Cramer, 1801 65. Il confirme donc le fait. Le tĂ©moignage Ă peine plus tardif, datĂ© de 1803, dâun nĂ©gociant dâOrthez de passage Ă Tolosa, confirme la popularitĂ© du jeu de pomme » dans la rĂ©gion21. 20Que fait le XIXe siĂšcle de ces pratiques ancestrales ? Les premiĂšres mentions du jeu dans des ouvrages sur le Pays basque ou relatant des voyages au Pays basque permettent dâen connaĂźtre quelques caractĂ©ristiques, Ă dĂ©faut dâen dĂ©terminer les rĂšgles prĂ©cises. 4. TĂ©moignages du dĂ©but du XIXe siĂšcle 21Le rapport de Joseph Dominique Garat, lâHermite en province dâEtienne de Jouy parcourant la France pour en rapporter les mĆurs, son adaptation par Pierre Diharce de Bidassouet, soucieux de mentionner le vocabulaire basque, et le rĂ©cit de Jean Joseph Ader, dĂ©crivent plus lâĂ©vĂ©nement que reprĂ©sente une partie de pelote et les rĂ©actions populaires, quâils ne dĂ©finissent le jeu, mais les indices dĂ©celĂ©s permettent dâavancer quelques hypothĂšses, pour certaines inĂ©dites. Le rapport de Garat, en 1811 22 Ils ne jouent donc pas sur lâherbe comme les bergers dans les pilota soro Casaubon-Sabalo, 2002. 22Un premier tĂ©moignage 4, se trouve dans le rapport que Joseph Dominique Garat adressa, Ă NapolĂ©on Ier, sur sa demande. Il assure que le Basque travaille mais sait aussi faire une part au jeu, forme dâart. Il oppose le jeu de paume jouĂ© ailleurs dans des enceintes assez Ă©troites, avec des raquettes et une petite balle, devant un petit nombre de tĂ©moins, aux jeux de paume des Basques. Câest dĂ©jĂ le pluriel qui est employĂ© par lâauteur. Il y a bien, dĂšs ce temps-lĂ , plusieurs formes de jeux ou modalitĂ©s. La dĂ©nomination de paume, employĂ©e par lâauteur, montre encore une analogie avec les jeux pratiquĂ©s ailleurs. Cependant, une certaine originalitĂ© se dĂ©gage aussi. La balle est ici presque toujours grosse, pesante et dure, lancĂ©e repoussĂ©e, disputĂ©e Ă la main nue ou recouverte dâun gand » Casenave, 2007, 84. La balle dĂ©crite est inhabituelle au jeu de longue paume, par sa grosseur, son poids et sa duretĂ©. En 1594, les statuts des Paumiers Raquetiers prĂ©cisent le poids de lâĂ©teuf, 17 estelins, soit 30 grammes, et celui de la balle, 19 estelins, soit 33 grammes Lespinasse, 1897 531-532. Ainsi les Basques ont dĂ©jĂ leur propre version du jeu. On joue encore Ă main nue, ce qui est Ă©tonnant pour lâĂ©poque, ou bien avec un gant non dĂ©crit par lâauteur. En France, câest plutĂŽt la raquette ou le battoir quâon a utilisĂ©s pour ce jeu dĂšs le XVIe siĂšcle, mais en Espagne, la pratique de la main nue sâest prolongĂ©e Vives, 1573. Par ailleurs, des sortes de gants, dits casseroles, seront utilisĂ©s en Picardie, tandis que dans la rĂ©gion de Montpellier, le tambourin, sera lâinstrument adoptĂ©. Chaque rĂ©gion sâest donc apropriĂ© le jeu en forgeant son mode de frappe. Câest dâailleurs le principe mĂȘme du jeu, contrairement au sport dont le code est identique pour tous et dĂ©fini par une instance supĂ©rieure, aujourdâhui une FĂ©dĂ©ration ou un ComitĂ© Olympique. Garat signale aussi la vigueur, la souplesse des hommes qui se couvrent de poussiĂšre22 et de sueur en jouant dans un espace immense, en plein air », sur des dĂ©fis lancĂ©s et 4 connus quelquefois plusieurs mois dâavance, entretenus par tous les cantons, qui deviennent parfois un objet important pour lâorgueil des deux nations et la fortune de beaucoup de particuliers. Toutes les tribus envoient de nombreux spectateurs Ă ces joĂ»tes. Les coups douteux sont jugĂ©s en Espagne par les alcaldes, en France par les maire et Ă©chevins ou par des personnages considĂ©rĂ©s qui forment Ă lâinstant mĂȘme sur la place une espĂšce de jury. Des rameaux Ă la main ils dĂ©libĂšrent en secret et prononcent le jugement ». Garat, in Casenave, 2007. 23 Chaho, dans Voyage en Navarre, prĂ©cise p. 169 Ă quoi servent ces rameaux Ă marquer les chasses. 24 A Baigorri, on utilise encore aujourdâhui des branches de chĂȘne pour marquer la chasse, appelĂ©e au ... 25 Ceci semble indiquer que ces grands rendez-vous ne sont pas nombreux. 23Garat ajoute que presque personne nâest dĂ©sintĂ©ressĂ©. Il nâest pas difficile de comprendre que le jeu est une forme de longue paume, Ă cause de lâespace et de la prĂ©sence des rameaux23 dans les mains des juges24. DĂ©jĂ chez Garat, le jeu est associĂ© Ă la notion de dĂ©fi et Ă lâopposition entre des cantons ou des pays Espagne-France, donc Ă un certain honneur, Ă lâamour du clocher » que rabĂącheront les rĂ©dacteurs du Courrier de Bayonne, mais Ă©galement Ă la notion de paris, indissociables de la paume Erasme, 1524. De mĂȘme, Eric Taladoire souligne, dans sa thĂšse sur les jeux de balle en MesoamĂ©rique Taladoire, 1981, le rĂŽle du jeu dans lâopposition entre les villages, le rĂšglement pacifique des conflits par le jeu et la prĂ©sence de paris tels, que certains sây sont ruinĂ©s et dâautres enrichis. Certaines caractĂ©ristiques semblent universelles. Ici, les parties de pelote sont parfois dĂ©cidĂ©es de longue date25. Le suspense est entretenu, qui renforce lâattrait et augmente le nombre des spectateurs, venus de partout, intĂ©ressĂ©s sans doute aussi par lâargent misĂ©. Il est alors comprĂ©hensible que le jeu nĂ©cessite la prĂ©sence de juges. Ici, ils dĂ©cident souverainement car Nul ne rĂ©clame ou ne murmure contre les arrĂȘts. » Dâautres pratiques existent Ă la paume parfois les juges sont employĂ©s par le MaĂźtre Paumier, parfois lâavis du public est requis. En Belgique, les juges sont rĂ©munĂ©rĂ©s. Ils dĂ©libĂšrent en secret » fait penser aux juges rassemblĂ©s sur lâaire de jeu pour sâentendre sur un coup douteux, Ă la demande des joueurs. Cette scĂšne, souvent dĂ©crite par les divers auteurs du XIXe siĂšcle, se voit encore aujourdâhui. 24Le rapport de Garat permet de comprendre quâil y a plusieurs jeux de balle au Pays basque et que ces jeux sont dĂ©rivĂ©s de la longue paume. Ils en diffĂšrent par la nature de la balle et par les vecteurs de frappe utilisĂ©s. La prĂ©sence de juges souverains, de dĂ©fis opposant des territoires et de paris atteste de caractĂ©ristiques du jeu basque, qui rĂ©sisteront au temps. Mais comment Ă©volue le jeu quelques annĂ©es plus tard ? Deux tĂ©moignages semblables de Jouy et Bidassouet 26 Le Pr. Jean Haritschelhar lâa commentĂ© dans son article le rabot et la longue » Haritschelhar, 1 ... 27 Câest aussi le jeu de balle au mur dĂ©crit par Bajot dans son Eloge de la Paume pp. 165-166. 28 Aussi appelĂ© pile trigone » par Rabelais qui en fait un Ă©lĂ©ment de lâĂ©ducation de Gargantua, comm ... 29 Cet ouvrage est fondamental pour la dĂ©fense du jeu de balle ou pelote. Il est sans cesse repris par ... 30 Erasme et Cordier 1528, Forbet lâAisnĂ© 1599, Bellot, en 1745 dans sa thĂšse de mĂ©decine La cardi ... 31 Le fait, dĂ©jĂ assez Ă©tonnant en soi, prendra des tours Ă©piques et participe Ă crĂ©er le mythe de la ... 25La lecture de ces auteurs, montre que Bidassouet sâest fortement inspirĂ© de son prĂ©dĂ©cesseur de Jouy. Le premier auteur publie son Ćuvre Ă Paris en 1819 mais le chapitre XI, portant sur les exercices et les amusements des Basques, est datĂ© du 17 mai 181726. Il ressort de ce texte que, au dĂ©but du XIXe siĂšcle, deux jeux sont assez importants pour ĂȘtre citĂ©s et dĂ©crits le rabot et la longue ». Les parties de rabot sont disputĂ©es par les vieillards et les jeunes. Aussi le rabot nâest-il pas Ă lâhonneur. Il est semblable au jeu pratiquĂ© dans la plupart des collĂšges de France27, prĂ©cise lâHermite, mais on y utilise une balle dure et des conventions qui sont propres Ă ce pays. Ceci confirme que les Basques se sont dĂ©jĂ appropriĂ© le jeu de paume par des transformations originales, pour en faire leur jeu. Comme Garat, de Jouy qualifie la balle par sa duretĂ©, ce qui rappelle la balle dure du jeu des Romains pila trigonalis28, vantĂ©e par le mĂ©decin Galien dans son ouvrage De parvae pilae exercitio29. De Jouy, plus prĂ©cis que Lesseps, sur lâengouement des spectateurs, quantifie la foule des milliers de spectateurs », en donne lâorigine de tous les coins du dĂ©partement ». Il termine par lâobservation de tout sexe et de tout Ăąge ». Il donne des conditions de pratique, et dâabord un phĂ©nomĂšne nĂ©cessaire Ă lâexistence du jeu, dans la mesure oĂč il conditionne lâintĂ©rĂȘt des spectateurs les paris engagĂ©s, ici Ă©normes ou dĂ©mesurĂ©s. Puis il indique comment on choisit les juges, sans doute nĂ©cessaires au bon dĂ©roulement du jeu. Tous les tĂ©moignages, celui de Garat comme les Ă©crits ultĂ©rieurs, sâaccordent sur ces deux points. De Jouy prĂ©cise la couleur du costume le blanc est de rigueur pour le pantalon, comme pour la chemise. Une ceinture en soie permet de distinguer les joueurs mais, comme Lesseps, de Jouy assure que rien ne vient indiquer leur rang, leur profession, ni leur condition sociale. Il prĂ©sente les qualitĂ©s des acteurs et du jeu. La force, la souplesse, la vĂ©locitĂ© sont soulignĂ©es, comme elles lâĂ©taient dĂ©jĂ pour les jeux de paume vantĂ©s par les mĂ©decins, les humanistes et autres dĂ©fenseurs de ce jeu30. De Jouy parle de lâĂ©gale difficultĂ© Ă suivre le vol de la balle en lâair ou les traces des pas des joueurs. VoilĂ une indication sur la rapiditĂ© des joueurs et de la balle, sur la vivacitĂ© du jeu. Enfin de Jouy sâintĂ©resse Ă ce que peut reprĂ©senter le jeu pour les protagonistes, comme pour le public. Il compare le jeu Ă une bataille parmi les plus renommĂ©es. LâĂ©crivain veut par lĂ dĂ©montrer lâimportance du jeu, combien il exacerbe les sentiments, les passions, comme si lâavenir, les frontiĂšres ou lâexistence dâun pays-patrie en dĂ©pendaient. Lâexemple choisi est la partie jouĂ©e par Perkain aux Aldudes, contĂ©e avec des noms tous plus ou moins dĂ©formĂ©s. Cette histoire deviendra lĂ©gende dĂ©veloppĂ©e par la tradition et le roman de Pierre Harispe31 Harispe, 1893. Plus loin, parlant de lâavocat LĂ©on Garat, lâHermite dit 5 un jour au milieu dâun jeu de paume oĂč il Ă©tait acteur, un de ses clients vient le prendre par le bras il faut absolument que vous me fassiez ma requĂȘte lui dit-il ; si je ne la donne pas ce soir, je suis perdu ». LĂ©on se fait apporter un Ă©critoire, Ă©crit la requĂȘte sur la pierre qui servait de buttoir, et gagne la partie et le procĂšs ». 32 Les plus anciens butoirs se trouvent au musĂ©e basque, Ă savoir celui de Sare datĂ© de 1833, qui a un ... 33 Voir les gravures De Sylvestre et PĂ©relle dĂ©jĂ citĂ©es ou la gravure du jeu du Nord BNF. 26Ainsi, dans le jeu de paume basque, on utilise dĂ©jĂ un buttoir », en pierre ici32, tandis quâĂ la longue paume on utilise ailleurs un toit, une planche sur un tonneau ou un tamis33. Il y a lĂ encore une spĂ©cificitĂ© basque. Ce jeu nâest dĂ©cidĂ©ment pas celui des classes populaires, des paysans ou des bergers puisquâaprĂšs le docteur chez Lesseps, un avocat nous y est maintenant prĂ©sentĂ©. 34 . Mais arrabota » ne dĂ©signe que le rabot du menuisier, dans le Vocabulaire bas-navarrais Salabe ... 35 Câest lui qui a donnĂ© lâexpression tomber Ă pic ». 36 A la pelote basque, dans les jeux de blaid, appelĂ©s indirects parce que les adversaires se renvoien ... 37 Cette hypothĂšse nâa jamais Ă©tĂ© formulĂ©e et demande bien sĂ»r Ă ĂȘtre dĂ©montrĂ©e. 38 JouĂ© sur de petites places, dit lâHermite. Ceci se vĂ©rifiera pour le jeu de blaid aprĂšs 1860, mais ... 27LâabbĂ© de Bidassouet Ă©crit et publie en 1825 chez Didot, une Histoire des Cantabres ou premiers colons de toute lâEurope avec celle des Basques, leurs descendants directs. Il y consacre au jeu, deux pages dont la composition rappelle celle de lâHermite. Quand de Jouy annonce le jeu de paume est ici une vĂ©ritable fureur ; on en connaĂźt de deux sortes le rabot et la longue, » Bidassouet Ă©crit Le jeu de paume est une vĂ©ritable fureur pour les basques. Il y a deux sortes de jeux de paume le premier sâappelle arrabotian, au rabot, ... La seconde maniĂšre de jouer sâappelle luzian, câest Ă dire longue paume. » Bidassouet enrichit le texte de lâHermite par les noms des jeux en basque34. De mĂȘme, parlant de la balle dure lancĂ©e contre une muraille, Bidassouet ajoute son nom pilota ». LâabbĂ© donne le nom dâun coup bien connu au jeu de paume, le pic », en lâexpliquant35. Or, dans le jeu de balle au mur des Ă©coliers, ce coup nâa aucun intĂ©rĂȘt36. Câest bien au jeu de rebot quâil en a un et majeur, puisquâil fait chasse. Ceci donne Ă penser que le rabot est dĂ©jĂ une forme de rebot et non une forme de blaid37. Les deux auteurs en disent peu sur le rabot38, et parlent longuement du jeu le plus prisĂ©. Des milliers de spectateurs, accourus de tous les points du dĂ©partement », devient rassemblĂ©s de tous les coins du dĂ©partement ». Dans ce qui suit 6 et quelquefois mĂȘme de lâEspagne, se rĂ©unissent dans un vaste espace prĂ©parĂ© Ă cet effet. » Les parties ne se forment quâentre des joueurs plus ou moins cĂ©lĂšbres et sur le talent desquels sâĂ©tablissent des gageures tellement considĂ©rables, quâon voit quelquefois parier jusquâĂ 50 000 francs ». 39 Ils sont devenus botak » et errefelak » de nos jours et sont au pluriel. Les termes français so ... 28Bidassouet a remplacĂ© paris » par gageures » et artistes connus » par joueurs plus ou moins cĂ©lĂšbres ». Il a supprimĂ© le dĂ©veloppement qui aboutissait aux 50 000 francs et lâentrĂ©e en matiĂšre dans ces jours solennels ». Mais il reprend lâuniformitĂ© de costume est dâusage parmi et non entre » les joueurs ». Il Ă©courte la suite avec quel que soit dâailleurs leur Ă©tat » mais garde le sens de la phrase de lâHermite. Enfin, il apporte du nouveau puisque le mot rĂ©seau » est complĂ©tĂ© par ou un mouchoir sur la tĂȘte » et voilĂ quâapparaissent des instruments de jeu, absents dans la description de lâHermite des gants Ă©lastiques dâune nouvelle invention dans leurs mains ». Puis lâabbĂ© reprend le cours du rĂ©cit de lâHermite avec quelque ajout ici ou lĂ , montrant quâil a observĂ© le jeu, et quelques coupures. Comme de Jouy, il dĂ©crit les spectateurs, leur placement aux croisĂ©es, sur les toits des maisons les plus hautes », prĂ©cise-t-il, sur les murs des jardins, les arbres et reprend lâindistinction dâĂąge et de sexe. La suite est plus personnelle tout en utilisant quelques traits de lâHermite crainte et espĂ©rance » et, plus loin, ne songent plus quâĂ des revanches, et les vainqueurs quâĂ de nouveaux combats ». Bidassouet termine avec du vocabulaire autochtone botia edo arrafela, le but ou le rebut »39 et parle dâexercice assurĂ©ment trĂšs pĂ©nible ». Enfin, comme de Jouy, il Ă©voque la gloire avec de nouveaux lauriers » et veut prĂ©ciser que les Basques jouent plus pour lâhonneur et pour la gloire que pour lâintĂ©rĂȘt ». Si ce texte est, clairement, proche du prĂ©cĂ©dent ou tirĂ© dâune mĂȘme source inconnue, il apporte des Ă©lĂ©ments nouveaux, des indications prĂ©cieuses sur le jeu de lâĂ©poque. Les gants Ă©lastiques dâune nouvelle invention sont donc venus remplacer dâautres gants. AprĂšs le bĂ©ret Lesseps, puis le rĂ©seau de Jouy, câest un mouchoir que portent les joueurs, chez Bidassouet, en 1825. Les juges sont souverains, comme aujourdâhui du reste. Comme de nos jours et comme au jeu de paume, le sort dĂ©signe lâĂ©quipe qui engage la partie. Enfin le jeu est une lutte » longue et dure et les joueurs sont considĂ©rĂ©s comme des hĂ©ros ». Aussi la gloire » et lâhonneur » passent avant leur intĂ©rĂȘt. Ce texte permet en outre de dĂ©couvrir un lexique du jeu de paume basque. Des termes basques, luzian, arrabotian, botia, arrafela » existent pour dĂ©signer les jeux ou les camps et ils sont proches de ceux quâon utilisera par la suite. 29GrĂące Ă ces deux auteurs, les jeux de paume basques se prĂ©cisent, dans leur dĂ©nomination française rabot et longue, comme dans leurs noms basques luzian et arrabotian. Le costume des joueurs est dĂ©fini, indĂ©pendant du statut social. Le matĂ©riel de jeu est mieux connu. Il semble en effet que, pour une meilleure pratique, on ait amĂ©liorĂ© les gants, dans une recherche dâĂ©lasticitĂ©. Lâengagement, dĂ©cidĂ© par le sort, se fait Ă lâaide dâun buttoir » de pierre, spĂ©cificitĂ© du jeu basque. Ce dernier est source de passion, visible dans la dĂ©mesure des paris, mais il ne laisse indiffĂ©rente aucune catĂ©gorie de la population et attire des milliers de spectateurs. PratiquĂ© par des joueurs des trois Ă©tats, il symbolise quand il est jouĂ© par les meilleurs, un combat dont lâimportance est comparable aux plus prestigieuses batailles nationales. Un style inaugurĂ© par Iztueta et souvent reproduit 40 La Longue » paume sâefface peu Ă peu devant le rebot depuis 1850 Haritschelhar, 1994 2021. 30Avec son rĂ©quisitoire, Iztueta adopte une posture typique dans lâhistoire de la pelote jusquâĂ nos jours. Il sâagit de sâĂ©lever contre tout changement dans la maniĂšre de jouer, quâil sâagisse des aires de jeu, des rĂšgles, ou des instruments. Toute Ă©volution provoque une peur semblable Ă la panique causĂ©e par la proximitĂ© dâun prĂ©cipice. Câest le jeu de pelote qui est, la victime prĂ©supposĂ©e de la chute dans lâabĂźme. Iztueta en appelle Ă chacun pour sauver le noble jeu ». On comprend quâil sâagit dâun domaine vital, qui touche Ă lâidentitĂ©, pour les auteurs successifs. Cet Ă©tat dâesprit animera, par exemple, les rĂ©dacteurs de lâEskualduna du 16 septembre 1892, du 14 et du 21 septembre 1894, lesquels se lamentent, au sujet du rebot40. Ils nâacceptent pas que le rebot soit dĂ©laissĂ© au profit du blaid. En 1929, la mĂȘme peur et le dĂ©sir de sauver le rebot amĂšneront des Luziens Ă fonder un club de pelote qui porte son nom Luzean. » 31Juan Ignacio Iztueta publie, en 1824, un recueil sur les danses du Guipuzcoa, oĂč il accorde plusieurs pages aux pillotariak, joueurs de peloteâ. Il les accuse de dĂ©laisser luzeco pillota, » soit le jeu de la longue » pour le trinquete », jeu de trinquet, et dâutiliser des eskularru », gants de cuirâ. Il pense quâils perdront la vigueur de leur bras droit par lâusage du gant et de leur gauche par son inutilisation. Il leur reproche de cĂ©der Ă une facilitĂ© dĂ©shonorante. Il prĂ©cise quand les gants sont apparus. 32MalgrĂ© la mode du trinquet, la pratique de la longue, avec lâusage des gants, comme lâexplique Ader, a longtemps perdurĂ©, ce qui donne tort Ă Iztueta. Jean-Joseph Ader et ses nouvelles et prĂ©cieuses connaissances sur le jeu 33En 1826, dans le RĂ©sumĂ© de lâhistoire du BĂ©arn et des Basques, Jean-Joseph Ader, auteur dramatique et journaliste, consacre plus de quatre pages au jeu de paume. Sa description est plus complĂšte. Pour la premiĂšre fois, la pĂ©riode de lâannĂ©e est prĂ©cisĂ©e Ă la belle saison » et le moment de la journĂ©e Ă trois heures de lâaprĂšs-midi ». Les circonstances ne sont pas quelconques il sâagit dâune fĂȘte locale ». Nous retrouvons la 7 vaste place rectangulaire, bornĂ©e dâun cĂŽtĂ© par un mur en pierres de taille extrĂȘmement polies. De lâautre cĂŽtĂ© se voit un siĂšge de bois ; Ă quarante-cinq pas du mur est tracĂ©e une ligne lĂ©gĂšrement saillante qui tombe perpendiculairement sur deux autres lignes parallĂšles, dont les cĂŽtĂ©s de lâarĂšne sont bordĂ©s dans une longueur dâenviron cent ou cent dix pas. » 41 La courte paume a, elle aussi, reproduit les conditions extĂ©rieures toits des boutiques ou des clo ... 42 Au jeu de rebot, le butoir est situĂ© sur la ligne de sĂ©paration des camps et non au fond. 43 Câest la rĂšgle pour la longue paume au XVe siĂšcle, puis ce nombre a augmentĂ© jusquâĂ six, aujourdâh ... 44 La balle de 4 onces restera la balle des FĂȘtes basques tout au long du XIXe siĂšcle. 45 Rappelons quâĂ cette Ă©poque on se sert de battoirs ou de raquettes pour le jeu de longue paume Ă Pa ... 46 Le glissement dans le gant est le xirrist » bien connu des joueurs de pasaka. 47 Cette rĂšgle fut accordĂ©e en 1878 par le puissant Larronde, imbattable sinon, Ă son adversaire ... 48 Ceci ne vient dâailleurs pas prouver que le texte dĂ©crive une rĂ©alitĂ©. Mais il nây a pas non plus d ... 34Si un simple mur de maison suffisait pour le rabot Ă Hasparren au siĂšcle prĂ©cĂ©dent, câest ici un Ă©lĂ©ment de jeu incontournable, construit avec soin, en polissant les pierres de taille sans doute pour assurer un meilleur rebond de la pelote41. Le butoir est un siĂšge de bois placĂ© de lâautre cĂŽtĂ©, donc pour le jeu de longue paume basque42qui semble utiliser le mur de rabot, comme le laxoa. La ligne aux quarante-cinq pas tracĂ©e sur la largeur » matĂ©rialise la frontiĂšre entre les camps. Le terrain mesure cent ou cent dix pas de long, donc lâun des camps est plus petit que lâautre 45 pas dâun cĂŽtĂ©, 55 Ă 65 pas de lâautre, alors que les camps sont Ă©gaux Ă la longue paume. Il existe des limites latĂ©rales au jeu par le simple fait de ces lignes tracĂ©es au sol. Ader use des maĂźtres mots agilitĂ©, adresse, force, grĂące », sans cesse utilisĂ©s par la suite, pour nommer les qualitĂ©s des joueurs. Comme de Jouy, il voit un rĂ©seau sur la tĂȘte des joueurs. La grĂące Ă manier la ceinture remarquĂ©e par de Jouy, devient une coquetterie » avec laquelle ils font mouvoir les bouts » de ladite ceinture. Lâauteur indique le nombre de joueurs dans chaque camp43 trois, au lieu de cinq aujourdâhui pour le rebot ou quatre pour le laxoa. Cette fois la rapiditĂ© et le coup dâĆil sâexpriment par le biais dâune mĂ©taphore Ils semblent avoir des ailes et sont partout oĂč la balle va tomber ». Ce dernier point montre, chez les joueurs, une capacitĂ© Ă analyser ou percevoir les trajectoires de la pelote et sans doute une anticipation dans le jeu, qui permet dâarriver Ă temps pour reprendre la balle, dont Ader pense mĂȘme Ă donner le poids quatre onces, » soit 120 grammes44. Il prĂ©cise encore lâinstrument utilisĂ©, un gant de cuir45 » et la façon de recevoir puis de renvoyer la pelote glissant sur cette surface polie46, elle vole renvoyĂ©e souvent Ă cent trente pas ». Cette derniĂšre observation sur la longueur du jet montre que la pelote dĂ©passe alors les limites de la place, soit cent, cent dix pas. La phrase suivante, Alors des applaudissements se font entendre dans une partie de lâassemblĂ©e tandis que lâautre garde un morne silence, » montre quâil sâagit dâun point gagnĂ© par un joueur puissant, provoquant, en consĂ©quence, les applaudissements de son parti. Cette rĂšgle nâest plus appliquĂ©e car, de nos jours, une pelote qui franchit les limites de longueur de la place est comptĂ©e fausse pour celui qui lâa lancĂ©e47. Elle nâavait pas encore Ă©tĂ© identifiĂ©e par les historiens du jeu, mais elle explique le dernier point gagnant du joueur Perkain dans la lĂ©gendaire partie des Aldudes. En tuant dâun coup de balle le chef des soldats venu lâarrĂȘter, Perkain jouait manifestement hors des limites, ce qui lui aurait fait perdre le point de notre temps. Mais alors, câĂ©tait un point gagnant48, qui lui donnait la victoire. 49 Ader anticipe sur la composition plurivillages des Ă©quipes ou parle des parties internationales. 50 Câest la fonction, ici symbolique, du jeu qui, en MesoamĂ©rique, fut rĂ©alitĂ© de conquĂȘte. 51 Ader parle de bĂątons et de puissants nĂ©fliers, Chaho parlera de bĂątons ferrĂ©s, cannes typiques du P ... 52 Revanche peut-ĂȘtre vitale dans lâespĂ©rance, entretenue, dâune future victoire qui permet de conteni ... 53 Germond de Lavigne la reprend en 1855 et deux articles du Courrier la citent les 27 juin et 8 aoĂ»t ... 35Ader utilise le mot paume et non pelote pour dĂ©signer le jeu, quâil qualifie de jeu national », expression qui sera reprise tout au long du XIXe siĂšcle. Le mot passion » remplace la fureur » des textes prĂ©cĂ©dents et lâhonneur » revient, associĂ© Ă lâhabiletĂ© du joueur. Ader compare la gloire des joueurs, Ă celle des Ă©crivains et des savants lettrĂ©s de grand renom, alors que de Jouy et Bidassouet Ă©taient sur le registre des batailles et de la guerre. Lâeffet recherchĂ© est le mĂȘme montrer lâimportance du jeu. Le nom de Perkain a autant dâĂ©clat dans les PyrĂ©nĂ©es occidentales que le nom de Voltaire au milieu des nations Ă©clairĂ©es », conclut Ader avec force. La lĂ©gende est en marche, la glorification des joueurs et de leurs exploits aussi. Le fonctionnement de ces joutes se prĂ©cise. Chaque canton a son meilleur joueur, chargĂ© de dĂ©fendre son honneur49. Cette question entraĂźne dâordinaire des querelles sanglantes » entre les villages voisins, alors quâelle peut ici se rĂ©gler par le biais du jeu50. Toujours dans le registre littĂ©raire, Ader parle de théùtre », puis de lâarĂšne », de littĂ©rateur » et de Voltaire », et enfin de la reprĂ©sentation dâun vĂ©ritable drame ». Et le drame sâexplique par lâopposition franche entre les trois joueurs du canton et trois joueurs venus dâailleurs pour Ă©clipser la gloire » dudit canton. Le jeu est donc force de cohĂ©sion pour le village. La notion de pari retient lâattention de Ader, avec, pour mĂȘme maximum, les cinquante mille francs de Bidassouet. Lâardeur sâexplique par les sommes mises en jeu, pense Ader. Il nâĂ©chappe pas au thĂšme des sentiments agitant la foule. Il choisit les termes espoir » et crainte » pour les exprimer. Puis il compare lui aussi le spectacle Ă un combat, mais Ă un combat mythique, vu Ă travers sa description littĂ©raire par un auteur antique Tite-Live. Ceci lui permet dâaborder un autre sens du jeu ; la haute mission » dont les joueurs se sentent eux-mĂȘmes investis. Jusque lĂ lâimportance du jeu Ă©tait le fait des foules spectatrices. Ader ne nous Ă©pargne pas la rĂ©alitĂ© de lâaprĂšs partie », Ă savoir les querelles et les coups de bĂątons qui sâensuivent. Le jeu Ă©tait prĂ©sentĂ© comme un moyen dâexpurger les jalousies, les frustrations et les passions. Mais ici, selon Ader, la parole des juges est mise en cause et les vaincus les accusent dâavoir induit leur dĂ©faite. Les parieurs ne sont pas plus aimables et lâaffaire se conclut Ă coups de Ader, enfin, parle de revanche, comme on lâa vu dans les textes prĂ©cĂ©dents52. Il prĂ©cise que ce sera ailleurs et que les Basques feraient vingt lieues pour voir une procession ou une partie de paume ». La religion est donc placĂ©e sur le mĂȘme plan que la partie de paume. Ce lien entre jeu et sacrĂ© se retrouvera souvent, sous des formes diverses. Lâauteur parle de marche la nuit, Ă lâaller comme au retour, longue distance Ă franchir oblige. Lâeffort sâefface dans lâagitation du plaisir ». De plus, une anecdote est contĂ©e, qui fera florĂšs il sâagit de soldats qui dĂ©sertent, mĂȘme des bords du Danube », pour se rendre Ă une partie de 54 La balle de 4 onces 120, 125 grammes, restera la balle des FĂȘtes basques au long du XIXe siĂšcle. 36Ce texte est intĂ©ressant Ă deux titres. Dâune part, il confirme les caractĂ©ristiques dĂ©couvertes plus haut, comme rĂ©sistantes au temps. Dâautre part, il apporte de nouveaux Ă©lĂ©ments. Parmi eux, de premiĂšres donnĂ©es concernant la temporalitĂ© lâĂ©poque du jeu, soit la belle saison, lâheure, soit trois heures de lâaprĂšs-midi et enfin la circonstance de la fĂȘte locale, qui sera amplement utilisĂ©e Ă partir des premiĂšres fĂȘtes basques patronnĂ©es par Antoine dâAbbadie dâArrast en 1851. A propos de lâimpact du jeu sur la population, Ader innove et sera suivi. Lâexpression jeu national, » le sentiment de haute mission chez les joueurs et la dĂ©sertion de certains soldats pour assister au jeu de paume, seront maintes fois repris au cours du siĂšcle. Enfin, Ader nous apporte une connaissance de quelques rĂšgles du jeu, ignorĂ©es jusque lĂ . Voici Ă©tablies les dimensions du terrain et lâinĂ©galitĂ© des camps, propres au jeu basque. De plus, il nây a pas de limitation pour le lancer dans la longueur du jeu mais seulement dans la largeur. Aussi, le joueur le plus puissant, est-il valorisĂ©. Enfin Ader donne le nombre dâĂ©quipiers et le poids de la balle. Les instruments du jeu ont Ă©voluĂ©. Dans ces gants de cuir poli, la balle glisse54. Ader prĂ©cise encore que le choix des juges se fait par les deux partis en prĂ©sence. 5. Conclusion 37Les plus anciens tĂ©moignages sur le jeu permettent de dĂ©gager, dâune part, des Ă©lĂ©ments communs Ă toutes les descriptions, qui devraient correspondre Ă une rĂ©alitĂ© assez rĂ©pandue et, dâautre part, une Ă©volution basque du jeu de paume pratiquĂ© dans ce pays au XVIe siĂšcle, comme partout en Europe et objet des mĂȘmes interdits. Dans les traits communs depuis le XVIe siĂšcle, se trouvent la dĂ©finition de lâespace de jeu, la vaste place rectangulaire et lâimportance accordĂ©e au temps de jeu et dâentretien du sol. Au XVIIIe siĂšcle, on joue Ă la main, en plein air, en chemise avec un bĂ©ret, et non un bonnet comme ailleurs. Le jeu, nommĂ© paume ou pelote, est prisĂ© par les Basques, sans distinction sociale, tant pour les joueurs que pour les spectateurs venant de loin, nombreux, en semaine. De plus, appert la nĂ©cessitĂ© dâune revanche. Le XIXe siĂšcle confirme ces caractĂ©ristiques et se dĂ©marque du jeu de longue paume par une Ă©volution particuliĂšre. Câest dâabord une image du jeu qui est renvoyĂ©e. Les parties de paume sont des dĂ©fis entre des cĂ©lĂ©britĂ©s. Au-delĂ de la beautĂ© du spectacle qui saisit les imaginations, du plaisir de jouer ou de voir jouer, le jeu reprĂ©sente aussi le lieu oĂč se joue lâhonneur du village. A ce titre il apporte une part de cohĂ©sion Ă la sociĂ©tĂ© basque de lâĂ©poque. Les auteurs y voient une spĂ©cificitĂ© et une passion basque. Ader va jusquâĂ le nommer jeu national », expression reprise ensuite maintes fois dans cette pĂ©riode oĂč les nationalismes sâexacerbent. Les alĂ©as du jeu, les pĂ©ripĂ©ties qui tiennent en haleine, dâautant plus quâon joue de trĂšs fortes sommes dâargent, expliquent aussi la fureur » pour ce jeu dit de longue paume en français, luzian » en basque. VoilĂ une premiĂšre explication au maintien dâun jeu qui se perd ailleurs. Le jeu est au centre de la fĂȘte, juste aprĂšs la religion ou bien câest un Ă©vĂ©nement en soi, une solennitĂ© pour toutes les composantes de la population, sans exception. Et toute partie mĂ©rite revanche, tant pour lâhonneur, que pour les paris. En rassemblant des Ă©lĂ©ments plus techniques, nous dirons quâil existe alors deux jeux en plein air, dont lâun au moins utilise un mur en pierre de taille. Chacun possĂšde un nom en français et en basque mais le rabot », moins estimĂ©, tire son nom de la langue basque arrabotian » et du rebond de la balle sur le mur appelĂ© rebot ou rabot. Seule la longue » fait lâobjet de descriptions dĂ©taillĂ©es. Elle se pratique au moins Ă la belle saison, lâaprĂšs-midi. Des juges souverains, choisis par les deux partis et parmi les personnalitĂ©s ad hoc, veillent Ă lâapplication des rĂšgles. Ils marquent les chasses Ă lâaide de branches. Les joueurs, trois par Ă©quipe, portent une tenue vestimentaire dĂ©finie et leur tĂȘte est couverte. Ils jouent avec des gants de cuir, apparus avant 1811, que lâon amĂ©liore pour la pratique. La pelote est plus dure et plus lourde 120gr que la balle de longue paume française. Elle glisse dans le gant selon un coup encore en vigueur. Pour engager le point, on utilise un butoir. Les camps des deux Ă©quipes sont inĂ©gaux et le mur de la place doit servir au jeu, sans quoi Ader ne le mentionnerait pas. Cet auteur permet de dĂ©couvrir une rĂšgle inĂ©dite pour la pelote jusquâĂ ce jour la balle qui franchit, en longueur, la limite de la place, donne le point au lanceur. CâĂ©tait vrai Ă la longue paume sur certains coups. La plupart de ces prĂ©cisions montrent que les Basques sâapproprient le jeu europĂ©en pour en faire un jeu original. Les qualitĂ©s des joueurs, force, adresse, agilitĂ©, souplesse et vĂ©locitĂ©, en font des hĂ©ros comparables aux gĂ©nĂ©raux ou aux savants pour dâautres rĂ©gions. Les villages, les cantons ou les nations se mesurent sur la scĂšne du jeu de paume, oĂč les rivalitĂ©s et les antagonismes sâexpriment sur le terrain du jeu, dans une lutte pacifique, consacrant une supĂ©rioritĂ©. Le jeu en devient un rite nĂ©cessaire Ă la sociĂ©tĂ©.
Fers, porte-fers, guides, rainures, usinage de grosses piÚces et de piÚces plus petites comment utiliser un rabot électrique.
TĂ©lĂ©charger l'article TĂ©lĂ©charger l'article Le rabot est un outil indispensable pour lisser et façonner le bois. Il permet d'Ă©liminer les zones surĂ©levĂ©es » en rasant » de copeaux de bois de maniĂšre uniforme, rendant la surface lisse et plane. Ă l'origine, le rabotage se faisait Ă la main, mais aujourd'hui, les raboteuses-dĂ©gauchisseuses permettent aux menuisiers de raboter le bois efficacement et avec une rapiditĂ© moderne. Savoir comment raboter le bois est une compĂ©tence incontournable que tout menuisier se doit de maitriser. 1 Choisissez le rabot adaptĂ© Ă votre projet. Il existe divers modĂšles de rabots Ă main. La principale caractĂ©ristique dĂ©finissant chaque modĂšle est la longueur du rabot. Ătant donnĂ© que c'est la longueur du corps du rabot qui dĂ©termine sa capacitĂ© Ă niveler les zones de surĂ©lĂ©vation et de dĂ©pressions du bois, un outil plus long permettra de redresser le bois avec plus de prĂ©cision. NĂ©anmoins, les rabots plus courts offrent souvent plus de contrĂŽle dans la rĂ©alisation de travaux de dĂ©tails prĂ©cis. Ci-dessous, vous trouverez une liste des rabots Ă main les plus rĂ©pandus dans l'ordre du plus long au plus court. La varlope possĂšde habituellement un corps d'une longueur de 56 cm ou plus. Ces rabots Ă main allongĂ©s sont utiles pour dĂ©grossir ou redresser de longs morceaux de bois, tels que des planches ou des portes. La demi-varlope est un peu plus courte que la varlope, mesurant entre 30 et 43 cm. Ceci rend l'outil plus polyvalent et ainsi il peut ĂȘtre utilisĂ© autant dans l'Ă©quarrissage de longues planches que de morceaux plus courts de bois brut. Le rabot d'Ă©tabli Ă une semelle d'environ 25 cm et il est le plus versatile de tous les modĂšles de rabots. Il peut ĂȘtre utilisĂ© dans tous les projets ordinaires de lissage et de redressage du bois. Le rabot d'angle est le plus petit type de rabot. Cet outil est trop court pour redresser de longues planches efficacement, mais il convient parfaitement pour enlever de trĂšs fins copeaux de bois ou pour travailler dans des coins exigus. 2Affutez la lame du rabot. La lame d'un rabot, aussi appelĂ©e le fer, doit ĂȘtre acĂ©rĂ©e avant toute utilisation, mĂȘme s'il s'agit d'un rabot neuf. Pour affuter la lame, placez un morceau de papier de verre sec ou humide de grain 220 sur une surface plane. Tenez la lame Ă un angle de 25 Ă 30 degrĂ©s de façon Ă ce que le biseau soit posĂ© Ă plat contre le papier de verre. Maintenez l'inclinaison et frottez la lame contre le papier de verre avec des mouvements circulaires tout en exerçant une pression vers le bas. La lame est prĂȘte Ă l'utilisation lorsque de copeaux de mĂ©tal ou bavures commencent Ă s'accumuler sur l'endos. Enlevez les bavures en essuyant le dos de la lame Ă plat contre le papier de verre. 3 RĂ©glez l'inclinaison de la lame. En matiĂšre de rabotage du bois, l'angle d'inclinaison de la lame dĂ©finit la quantitĂ© de matiĂšre qui sera enlevĂ©e de la surface. Si l'inclinaison de la lame est trop prononcĂ©e, le rabot risque de se bloquer et vous risquez d'arracher des fibres de bois. Pour rĂ©gler l'angle d'inclinaison de la lame, tournez la molette de rĂ©glage de la profondeur de la coupe situĂ©e derriĂšre le point de fixation de la lame. ArrĂȘtez dĂšs que le bout de la lame commence Ă dĂ©passer la semelle du rabot. Il est de bonne pratique de commencer par une faible inclinaison et d'augmenter la profondeur de la coupe par la suite selon vos besoins. 4 Rabotez la surface du bois. Commencez par lisser et planer le bois en plaçant le rabot au bord de la surface de votre morceau de bois. Faites avancer le rabot sur la surface en poussant sur la poignĂ©e arriĂšre tout en exerçant une pression sur la poignĂ©e avant. Pensez Ă utiliser des mouvements continus et sans Ă -coups. Travaillez ainsi toute la surface du bois de façon mĂ©thodique, prenant soin de prĂȘter plus d'attention aux zones surĂ©levĂ©es et aux irrĂ©gularitĂ©s dans la surface. Vous pouvez utiliser un niveau ou une rĂšgle de maçon pour dĂ©celer les irrĂ©gularitĂ©s. 5 Rabotez le bois dans le sens des fibres pour Ă©viter l'arrachage. Pour lisser la surface du bois, il est parfois nĂ©cessaire de changer la direction du rabotage. NĂ©anmoins, il faut toujours Ă©viter d'aller directement contre le sens des fibres du bois. Cela peut amener la lame Ă se coincer » dans de minuscules imperfections obliques qui se trouvent sur la surface. Dans de tels cas, au lieu de raser » la surface pour enlever des copeaux de bois de maniĂšre uniforme, le rabot peut arracher » en des morceaux bruts. Vous venez alors d'arracher » ou de dĂ©chirer » le bois. Pour rĂ©parer une dĂ©chirure, essayez de raboter la zone d'imperfection de nouveau en suivant le sens des fibres du bois ou en la ponçant jusqu'Ă ce que la surface devienne lisse. 6 VĂ©rifiez la prĂ©cision de votre rabotage. IdĂ©alement, une fois que vous avez fini de raboter le bois, vous obtiendrez une surface lisse et plane avec un alignement parfait de tous les morceaux de bois contigus. VĂ©rifiez la planĂ©itĂ© et le lissage en posant une rĂšgle de maçon sur la surface. La rĂšgle doit rester en contact avec la surface du bois, indĂ©pendamment d'oĂč elle est placĂ©e. Si vous apercevez des espaces entre la rĂšgle et la surface, cela indique une zone surĂ©levĂ©e. Vous pouvez utiliser une Ă©querre pour vĂ©rifier que deux surfaces de bois contigus forment un angle droit parfait. 1Notez que les raboteuses-dĂ©gauchisseuses nĂ©cessitent habituellement que l'un des cĂŽtĂ©s du morceau de bois soit plat. Les raboteuses-dĂ©gauchisseuses sont des outils mĂ©caniques dotĂ©es de rouleaux d'entrainement et d'une sĂ©rie de lames rĂ©glables qui permettent de raboter le bois automatiquement jusqu'Ă atteindre une Ă©paisseur uniforme. Bien que les raboteuses-dĂ©gauchisseuses soient des outils gagne-temps pour les menuisiers confirmĂ©s, il est important de savoir que beaucoup effectuent le rabotage selon la planĂ©itĂ© de la surface opposĂ© du bois. En d'autres termes, si la surface infĂ©rieure du morceau de bois n'est pas parfaitement plane, la machine reproduira les imperfections sur la surface supĂ©rieure. Pour cette raison, vous ne devez utiliser une raboteuse-dĂ©gauchisseuse que pour raboter du bois dont la planĂ©itĂ© d'une des surfaces est assurĂ©e. 2 RĂ©glez l'Ă©paisseur de rabotage. Toutes les raboteuses-dĂ©gauchisseuses permettent de rĂ©gler la quantitĂ© de matiĂšre Ă enlever. Souvent, ceci se fait par le biais d'une manivelle qui permet de soulever un boitier. Pour enlever plus de matiĂšre, il suffit de baisser la hauteur du boitier. Tout comme pour le rabotage manuel, il est plus judicieux de commencer par un niveau de rabotage moins important, car vous pouvez toujours l'augmenter par la suite. Par contre, vous ne pouvez pas revenir en arriĂšre si par inadvertance vous enlevez trop de matiĂšre. Les raboteuses-dĂ©gauchisseuses permettent souvent de rĂ©gler l'Ă©paisseur de bois Ă atteindre plutĂŽt que l'Ă©paisseur de la matiĂšre Ă enlever. Ainsi, pour raboter 1,5 mm d'une planche de bois d'une Ă©paisseur de 5 cm, il faudra rĂ©gler la raboteuse Ă 4,85 cm et ainsi de suite. Notez que pour la plupart des raboteuses-dĂ©gauchisseuses les rĂ©glages doivent se faire de façon Ă ne raboter qu'entre 1,5 Ă 3 mm en une fois pour Ă©viter de stresser le bois et la machine. 3 Sinon, fixez la profondeur maximale de coupe. Beaucoup de raboteuses-dĂ©gauchisseuses permettent de rĂ©gler la butĂ©e de profondeur pour verrouiller » la machine une fois qu'une certaine Ă©paisseur est atteinte. Par exemple, si la butĂ©e de profondeur est rĂ©glĂ©e Ă 2,5 cm, la machine arrĂȘtera le rabotage une fois que le bois a atteint une Ă©paisseur de 2,5 cm. Ceci est une fonction de rĂ©glage utile si vous avez peur de trop raboter le bois par inadvertance. Si vous souhaitez rĂ©gler la butĂ©e de profondeur, commencez par un niveau trĂšs bas et qui est sensiblement au-dessus de l'Ă©paisseur du bois Ă atteindre. Ainsi, vous maintiendrez toujours une marge de sĂ©curitĂ©. 4 Allumez la raboteuse-dĂ©gauchisseuse et introduisez le bois. Mettez la machine en marche et commencez Ă y introduire le bois soigneusement avec un mouvement droit et contrĂŽlĂ©. Le bois devra commencer Ă avancer automatiquement une fois qu'il est captĂ© par les rouleaux d'entrainement. Gardez Ă l'esprit que, tout comme le rabotage manuel, il faut faire passer le bois dans le sens des fibres pour Ă©viter les dĂ©chirures. RĂ©pĂ©tez autant de fois que nĂ©cessaire jusqu'Ă obtenir l'Ă©paisseur du bois souhaitĂ©e. Vous pouvez surveiller la progression du bois en marquant lĂ©gĂšrement la surface Ă raboter avec un crayon. Les marques de crayon disparaitront au fur et Ă mesure que la machine enlĂšvera les surĂ©lĂ©vations. 5Soulevez le bois lors de son passage pour Ă©viter la formation de talons. Lorsque vous utilisez une raboteuse-dĂ©gauchisseuse, il y a un risque qu'un talon » se forme aux extrĂ©mitĂ©s du bois. Essentiellement, les rouleaux d'entrainement de la machine soulĂšvent le bois Ă son entrĂ©e et Ă sa sortie, ce qui produit un rabotage qui est lĂ©gĂšrement plus important Ă l'avant et Ă la fin du morceau de bois. Pour contrer ce problĂšme, soulevez l'extrĂ©mitĂ© arriĂšre » au moment d'introduire le morceau de bois dans la machine et soulevez l'extrĂ©mitĂ© avant » au moment de sa sortie. En d'autres termes, il s'agit de soulever l'extrĂ©mitĂ© arriĂšre du bois vers le haut au moment de l'introduire dans la machine, puis de soulever l'extrĂ©mitĂ© avant du bois vers le haut lors de sa sortie de la raboteuse-dĂ©gauchisseuse. 6Utilisez un Ă©quipement de protection pour les oreilles, les yeux et la bouche selon vos besoins. Les raboteuses-dĂ©gauchisseuses sont gĂ©nĂ©ralement trĂšs bruyantes. Pour Ă©viter de nuire Ă votre audition, portez une protection auditive adĂ©quate, telles que des bouchons ou des protĂšge-oreilles. Par ailleurs, les raboteuses projettent beaucoup de poussiĂšre dans l'air, donc si vous n'avez pas de dĂ©poussiĂ©reur ou une autre installation capable d'immĂ©diatement aspirer la poussiĂšre, il est conseillĂ© d'utiliser une protection pour les yeux et un masque chirurgical pour vous protĂ©ger. Conseils Rangez les lames de rabots sur le cĂŽtĂ© pour maintenir leur tranchant. ĂlĂ©ments nĂ©cessaires Un rabot Du papier de verre de grain 220 De morceaux ou planches de bois Une raboteuse-dĂ©gauchisseuse RĂ©fĂ©rences Ă propos de ce wikiHow RĂ©sumĂ© de l'articleXAvant d'utiliser un rabot, assurez-vous que sa lame est bien affutĂ©e. Pour cela, placez du papier de verre grain 220 sur une table et posez la lame dessus Ă un angle de 25 degrĂ©s, le biseau doit ĂȘtre bien Ă plat contre l'abrasif. Frottez la lame avec des mouvements circulaires jusqu'Ă ce que de minuscules paillettes de fer se forment sur l'endos. Remettez la lame en place dans le rabot et ajustez l'angle avec la molette de rĂ©glage de la sortie du fer. L'angle choisi va dĂ©terminer l'Ă©paisseur des copeaux qui seront enlevĂ©s. Si vous ne savez pas quel angle adopter, commencez par une petite inclinaison, ce qui vous permettra de la rectifier par la suite. Lorsque tout est prĂȘt, posez votre rabot Ă plat sur une extrĂ©mitĂ© du bois. Tenez la boule avant avec votre main non dominante et appuyez pour maintenir le rabot sur le bois. Prenez ensuite la poignĂ©e arriĂšre avec votre main dominante et poussez vers lâavant pour raboter la surface doucement, mais fermement. Le travail terminĂ©, posez une rĂšgle parfaitement rectiligne pour vĂ©rifier la planĂ©itĂ© de votre surface. Pour apprendre Ă vous servir d'une raboteuse-dĂ©gauchisseuse, lisez l'article ! Cette page a Ă©tĂ© consultĂ©e 35 090 fois. Cet article vous a-t-il Ă©tĂ© utile ?
Un rabot Ă©lectrique reste indissociable aux travaux des bois. Il sâagit dâune machine nouvelle gĂ©nĂ©ration qui remplace aisĂ©ment les modĂšles anciens et qui apporte davantage de confort aux mains. Mais pour utiliser un rabot Ă©lectrique, encore faut-il le manipuler convenablement en sâappuyant sur son mode de fonctionnement. Mode dâemploi dâun rabot Ă©lectrique Bien avant mĂȘme dâĂ©numĂ©rer les diffĂ©rentes possibilitĂ©s dâusage dâun rabot Ă©lectrique, sachez que cette machine est capable de dĂ©ployer une grande puissance, ce qui vous permettra de gagner du temps dans vos travaux de menuiserie. Il est toujours primordial de trouver le meilleur rabot Ă©lectrique sur ce guide comparatif propose une sĂ©lection de machine pour bricolage et pour rabotage de planche. Un site comparatif rabot Ă©lectriquepeut en effet livrer de nombreuses informations sur son mode de fonctionnement. Mais en principe, on doit relier les fers du rabot Ă un tambour. Ce dernier doit avoir une vitesse de rotation Ă vide entre 10000 et mais tout dĂ©pend du modĂšle choisi. Les rabots sont dans la plupart du temps pourvus dâune poignĂ©e qui assure le rĂ©glage de la profondeur de passe et qui dĂ©termine ainsi la capacitĂ© de lâappareil. Il sâagit dâun dĂ©tail important pour connaĂźtre la quantitĂ© de bois Ă aplanir en une seule opĂ©ration. Les diverses utilisations dâun rabot Ă©lectrique Pour savoir comment utiliser un rabot Ă©lectrique, il est utile de connaĂźtre les possibilitĂ©s. Cette machine a la capacitĂ© de raboter des planches fines et des bois durs. Cependant, mieux vaut trouver une marque de qualitĂ© pour ĂȘtre sĂ»r de ne pas se tromper de choix. Parmi les fabricants qui ont la cĂŽte sont Bosh,Makita etRYOBI. Par ailleurs, une raboteuse Ă©lectrique est multiusage. On lâutilise sur nâimporte quelle surface afin de la rendre plus plane et plus lisse. Il consiste Ă raboter des piĂšces de bois avec plus de prĂ©cision dans les formes et dans les tailles. On peut alors obtenir une piĂšce rabotĂ©e Ă la hauteur de ses attentes. Dâautre part, un tel appareil peut aussi dresser un chant et sâutilise Ă©galement dans les travaux de chanfreinage des arĂȘtes, dans le dĂ©gauchissage et dans le feuilletage. En fonction des rendements recherchĂ©s, vous pouvez faire votre choix sur un comparatif rabot Ă©lectrique. Sachez bien manipuler la raboteuse Ă©lectrique Dâabord, il faut choisir mĂ©ticuleusement les fers des rabots selon le type de bois. Pour les bois tendres, on mise sur des lames HHS et en acier et pour les bois en dur, mieux vaut se fier Ă un accessoire en carbure de tungstĂšne. Mais on retrouve Ă©galement des modĂšles rĂ©versibles. Ensuite, Ă©voquons la taille de ses lames qui constitue aussi un critĂšre indispensable car elle dĂ©termine la taille du bois Ă travailler. Les plus classiques possĂšdent une surface de rabotage de 82mm, Dâautres ont une surface beaucoup plus supĂ©rieure, ce qui simplifiera lâaplanissement dâune surface. Pour trouver un modĂšle adaptĂ© Ă la taille des bois, il est conseillĂ© dâutiliser un comparatif rabot Ă©lectrique. Enfin, pour le manipuler aisĂ©ment, il faut apprendre Ă utiliser ses diverses piĂšces composantes. Les rainures en V permettent de rĂ©aliser des chanfreins, le cylindre ponceur permet de poncer avec la machine, le support stationnaire sert Ă rĂ©aliser des travaux de dĂ©gauchissage.
comment se servir d un rabot electrique